L'arbre qui cache la forêt
Le Baobab de Madagascar
Grand Angle
L'arbre qui cache la forêt
Le Baobab de Madagascar
Réalisateur :
Matthieu Maillet
Synopsis
Dans la forêt sèche de Madagascar, chaque baobab a son histoire et chaque histoire, son baobab. Chez les Sakalavas, des gardiens silencieux veillent sur la ressource la plus précieuse : l'eau. Chaque famille possède son puits, qu'elle creuse pour y stocker de l'eau de pluie et survivre à la saison sèche. Cette citerne peut contenir jusqu'à 120 000 litres d'eau. Refuge de la biodiversité, cet arbre majestueux abrite lézards, margouillats, serpents, oiseaux et petits mammifères. Au ras de ses racines, les fourmis géantes retournent le sol, permettant à l'eau de s'y infiltrer pour le plus grand profit des espèces végétales. À son sommet, ses fleurs délicates, s'ouvrant quelques heures au printemps, attirent les sphinx, ces papillons de nuit géants. Les fleurs pollinisées deviennent alors des fruits à coque, contenant des graines essentielles à la reproduction du baobab. Il y a quelques siècles, ces fruits nourrissaient une faune disparue : oiseaux-éléphants, lémuriens géants et tortues déchiraient leur écorce et semaient les graines dans un ballet vital pour l'arbre. Désormais, le baobab, incapable de mener à terme son cycle de reproduction, dépend de l’homme qui a pris le relais de ses anciens alliés.
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Abritant plus de 80 000 espèces de végétaux et des centaines de milliers d'espèces animales, la forêt amazonienne vibre de vie. Au cœur de cet océan vert, le kapokier, dépositaire des légendes fondatrices du peuple Wayana, se dresse en majesté au-dessus des palmiers, des muscadiers et des arbres à noix. À 50 mètres de haut, ce géant vert sert de refuge suspendu à une multitude d'espèces, son tronc, ascenseur naturel, leur offrant un accès direct au ciel. Libellules et demoiselles y déposent leurs larves au cœur des broméliacées, des plantes-citernes qui accumulent des litres d'eau dans leurs feuilles. Des centaines d’organismes aquatiques s’y reproduisent, apportant à leur tour aux plantes des nutriments essentiels. Échange de bons procédés encore dans le sous-bois : si les fourmis Azteca défendent le cecropia, l’arbre en retour héberge la colonie et produit pour elle un miellat nourricier. À la saison des pluies, avec les inondations, les poissons se font jardiniers, dispersant les graines aux quatre coins de l'Amazonie. Droit dans ses racines contreforts, le kapokier est bien amarré... Mais le réchauffement climatique et la déforestation rongent cet écosystème unique au monde...
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