L'arbre qui cache la forêt
Le Kapokier d'Amazonie
Grand Angle
L'arbre qui cache la forêt
Le Kapokier d'Amazonie
Réalisateur :
Nicos Argillet
Synopsis
Abritant plus de 80 000 espèces de végétaux et des centaines de milliers d'espèces animales, la forêt amazonienne vibre de vie. Au cœur de cet océan vert, le kapokier, dépositaire des légendes fondatrices du peuple Wayana, se dresse en majesté au-dessus des palmiers, des muscadiers et des arbres à noix. À 50 mètres de haut, ce géant vert sert de refuge suspendu à une multitude d'espèces, son tronc, ascenseur naturel, leur offrant un accès direct au ciel. Libellules et demoiselles y déposent leurs larves au cœur des broméliacées, des plantes-citernes qui accumulent des litres d'eau dans leurs feuilles. Des centaines d’organismes aquatiques s’y reproduisent, apportant à leur tour aux plantes des nutriments essentiels. Échange de bons procédés encore dans le sous-bois : si les fourmis Azteca défendent le cecropia, l’arbre en retour héberge la colonie et produit pour elle un miellat nourricier. À la saison des pluies, avec les inondations, les poissons se font jardiniers, dispersant les graines aux quatre coins de l'Amazonie. Droit dans ses racines contreforts, le kapokier est bien amarré... Mais le réchauffement climatique et la déforestation rongent cet écosystème unique au monde...
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Auprès de ma bouse
Deux petites filles s’échappent d’un pique-nique. Elles s’arrêtent devant un îlot de vie : la bouse. Les insectes grouillent. Elles s’interrogent sur les trous qui perforent certaines bouses. Leur enquête les mène à la découverte du bousier. De l’œuf à l’adulte, nous suivons ses transformations. De la sculptrice sur bouse aux jeux autour de la bouse, nous découvrons la fascination qu’exerce la bouse sur les hommes. Mais beaucoup d’éleveurs administrent à leur troupeau un vermifuge qui se retrouve intact dans les bouses, tue les insectes. D’autres développent des méthodes alternatives. Trois éleveurs en témoignent.
Manifeste des 343 : dans les coulisses d'un scandale
5 avril 1971. En France, le Nouvel Observateur crée le scandale avec un numéro qui révèle les noms de 343 femmes avouant avoir avorté illégalement. Malgré le risque de poursuites judiciaires et d’opprobre, elles choisissent de s’exposer publiquement tant la vie intime des femmes devient insoutenable. «J’ai signé parce que j’étais en colère », affirme ainsi la comédienne Danièle Lebrun. A l’époque, la contraception demeure quasi inexistante et l’Eglise comme l’Ordre des médecins refusent toute idée d’une modification de la loi de 1920 qui interdit l’avortement. Or les femmes avortent quand même. Les plus aisées partent à l’étranger. Celles qui n’en ont pas les moyens ont recours aux faiseuses d’anges. « C’était sordide, se remémore la metteur en scène Ariane Mnouchkine, une des illustres signataires. C’était encore le XIXe siècle ! ». Le bilan est lourd : 5000 femmes meurent chaque année, sans compter toutes celles qui ressortent stériles de ces avortements de cuisine.
La terre des géants
Épisode 5 - Gorilles et paresseux, deux styles opposés
Le plus grand primate de la planète, le gorille des montagnes est proche de l'extinction. Ses derniers individus vivent sous la coupe de mâles de grandes tailles, dominant plusieurs femelles et juvéniles. Par le passé, un autre primate, le Gigantopithèque, atteignant les 3 mètres, a déjà vécu selon le même schéma, avec des mâles dominants plus grands que les femelles. A l'opposé des gorilles, les paresseux arboricoles ont fait le choix de la lenteur, d'une petite taille et de l'économie d'énergie. Celle-ci leur a permis de traverser les âges et de survivre à leurs ancêtres géants, des paresseux terrestres pouvant atteindre la taille d'un éléphant.
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