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La Résistance

Victimes contre bourreaux

La Résistance

Victimes contre bourreaux

Synopsis

Si les trois quarts des Juifs ont échappé à la déportation, c'est d'abord parce qu'ils ont résisté. Lorsque les nazis débarquent à Paris, le 14 juin 1940, une coordination secrète d'oeuvres caritatives juives se met en place sous le nom de comité Amelot. Au départ, elle a pour but de venir en aide aux populations persécutées. Ses membres vont très vite combattre les SS, les rafles, la ségrégation et la spoliation. Leur attitude de désobéissance va petit à petit gagner une grande partie des organisations juives de France. Des manifestations devant les camps d'internement de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande à la coordination avec les déportés de Drancy, de la fabrique de faux papiers à la création de filières de camouflage et de réseaux de sauvetage, la résistance des victimes à leurs bourreaux s'improvise dans l'urgence. Les historiens décrivent les mécanismes de la solution finale en France et comment les organisations juives y ont fait face, le passage à des formes de lutte de plus en plus radicales, clandestines et illégales. L'impact des rafles de l'été 1942 sur la société civile française modifie en profondeur l'attitude de l'ensemble du corps social.

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La Résistance
8 Mai
Mardi
11:00

La Résistance

Le sourd grondement d'un peuple

Comment est apparue la Résistance ? Comment, en partant d'une hostilité sourde d'un pays à l'occupant et à la collaboration, se sont formées des organisations clandestines qui, peu à peu, ont incarné la véritable légitimité nationale ? Du discours de Pétain en juin 1940 jusqu'au défilé des maquisards de l'Ain à Oyonnax en novembre 1943, en passant par la "flamme de la Résistance" allumée à Londres par le général de Gaulle et le rôle de Jean Moulin, cet épisode évoque le "bricolage" des premiers actes de résistance. Les historiens racontent la naissance des journaux clandestins, les sabotages, les assassinats d'officiers allemands et les condamnations à mort arbitraires qui ont suivi, l'instauration du STO. Ils expliquent la volonté de révolte, le réflexe d'action qui anime les populations, l'émergence d'un front spontané du refus, la multiplication de petits gestes et les mécanismes par lesquels les civils entrent en dissidence, puis basculent dans la Résistance.

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La Résistance
9 Mai
Mercredi
11:00

La Résistance

La lutte armée

Au départ, la Résistance intérieure est sous-estimée par de Gaulle et ignorée par les Alliés. Surtout, elle manque de moyens et d'hommes capables d'actions violentes pouvant aller jusqu'au meurtre. Le 22 juin 1941, l'Allemagne attaque l'URSS. Jusqu'ici silencieux, le Parti communiste riposte. Les Bataillons de la jeunesse d'Albert Ouzoulias et du colonel Fabien instaurent la terreur en assassinant des soldats allemands isolés. En représailles à chaque meurtre, les nazis exécutent des otages par dizaines, dont le célèbre Guy Môquet. On estime à environ trois mois la durée de vie de ces jeunes terroristes communistes, qui sont massivement arrêtés au printemps 1942. Par la suite, les autres mouvements de résistance prennent moins de risques et privilégient les actes de sabotage. Ils gagneront leur légitimité dans le coeur du peuple français en 1943, lorsque Vichy instaure le Service de travail obligatoire (STO) en Allemagne. Désormais, toutes les familles sont concernées : elles doivent s'opposer ou se plier à cette mesure qui menace d'enlever leurs fils et maris. C'est une aubaine pour la Résistance, qui encadre et forme dans les maquis les réfractaires au STO. En 1944, les forces armées de la Résistance s'unissent sous un commandement unique. Les Forces françaises de l'intérieur sont nées. Enfin reconnues par les Alliés, ces FFI reçoivent armes et explosifs en masse. La bataille de la Libération peut commencer...

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La Résistance
11 Mai
Vendredi
11:00

La Résistance

Face à la déportation des juifs

Eté 1942. En Europe, les rafles de Juifs se multiplient. Une résistance face aux persécutions antisémites prend forme en France. 320 000 Juifs vivaient dans l'Hexagone en 1940. 76 000 ont été déportés. Comment les trois quarts ont-ils réussi à échapper à la mort ? C'est ce mécanisme que décryptent ici des historiens spécialistes de l'Occupation. Images d'archives et de fiction à l'appui, ce film revient sur une facette méconnue de la Résistance : le sauvetage des Juifs.

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La Résistance
14 Mai
Lundi
11:00

La Résistance

Vivre libre ou mourir

Dès décembre 1940, le colonel SS Knochen, chargé des questions de sécurité pour Berlin à Paris, sentait que la France grondait, qu'il fallait traquer les premiers résistants, sans quoi une résistance organisée allait prendre forme. Knochen fut le premier à détecter ce que Vichy et Pétain comprirent moins d'un an après la défaite, au printemps 19http://planete.ext.chyro.tv/program/edit?program_id=20078#41 : \"un vent mauvais\" soufflait sur la France.\ La Résistance n'existait pas encore, et pourtant, dans tout le pays, les manifestations de colère éclataient : grèves, sabotages, démonstrations patriotiques, journaux clandestins, réseaux d'évasion pour prisonniers de guerre... Un homme va réussir à coordonner ces formes de contestation sans cohérence ni stratégie, totalement improvisées et souvent politiquement confuses : Jean Moulin. Pour lui, la question n'est pas \"combien de gens peuvent résister ?\", il les sait innombrables, mais \"comment rendre efficace cette résistance ?\" C'est lui qui, à l'automne 1941, convainc le général de Gaulle de devenir le chef de cette résistance civile, alors que, de Londres, le premier des résistants pensait que la bataille se jouait en Angleterre, aux côtés des Alliés.\ Petit à petit, la colère de la société civile va s'incarner dans ces réseaux et mouvements clandestins. En s'unifiant et en se coordonnant, ils génèrent à leur tour des formes d'action adaptées à la lutte contre une armée d'occupation et un régime de collaboration : groupes armés, espionnage, propagande, sauvetage des persécutés, maquis. De leur fédération naîtra une réflexion commune sur les valeurs d'une France redevenue libre. Ce sont ces valeurs qui, depuis le début de 1943, régénèrent les Français, évitent au pays une guerre civile et permettent à tous ceux qui peuvent se battre de devenir acteurs de la libération de la nation.

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La Résistance
15 Mai
Mardi
11:00

La Résistance

Quand il fallait sauver les juifs

Une dizaine d'organisations juives d'assistance se coordonnent secrètement dès le 15 juin 1940, à Paris, en zone occupée. Une vingtaine d'associations caritatives, protestantes et juives, se réunissent dans un comité à Nîmes, en zone non occupée, à partir de novembre 1940. Chacune d'elles, avec ses leaders charismatiques, se retrouve en première ligne dans les camps d'internement, les orphelinats, les soupes populaires, pour prendre en charge les persécutés. Elles sont entraînées dans une course contre la mort qui, petit à petit, les oblige à convaincre les forces morales du pays, à pratiquer des activités illégales, à entrer en résistance. Quand les nazis décident de la solution finale, l'État français accepte d'être complice de la Shoah. Les rafles de l'été 1942 condamnent à mort plus de 23 000 Juifs en quelques jours. Le choc dans l'opinion est tel qu'une partie de l'Église catholique, poussée par les activistes, sort du silence et, peu à peu, en appelle au devoir de solidarité de l'ensemble de la société. Les associations aident alors des dizaines de milliers de Juifs à se fondre dans la société civile, malgré la traque lancée par les nazis et Vichy. Les enfants sont la priorité absolue. Une gigantesque entreprise de camouflage commence. 76 000 Juifs de France vont disparaître dans la Shoah. Mais grâce à cette mobilisation, et d'abord à celle des Juifs eux-mêmes, 250 000, soit les trois quarts des Juifs résidant en France, vont y échapper. Cette forme de résistance, méconnue, est pour la première fois présentée dans sa globalité.

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